Si vous souhaitez organiser des olympiades pour animer l’anniversaire de l’un de vos enfants, lisez cet article. Il vous permettra d’en savoir plus sur cette grande manifestation sportive antique. Choisir ou inventer une animation basée sur les jeux olympiques vous permettra de bien canaliser l’énergie d’un groupe de copains de classe, ce qui est fort utile lorsqu’on a pas l’habitude de gérer autant d’enfants d’un coup ! Cette idée d’animation vous évitera aussi d’avoir à recevoir tous ces enfants chez vous. Il vous suffira de donner rendez-vous à vos petits invités dans un parc public et de leur proposer des jeux sportifs. Pour vous aider voici une petite liste de jeu d’équipe dans lesquels vous allez pouvoir piocher ceux qui vous plaisent, ça c’est la partie facile, vous en trouverez pleins d’autres sur internet.
Mais pour construire un vrai grand jeu, il vous faut un fil conducteur et c’est en étudiant l’histoire des jeux que vous allez trouver votre inspiration. Pour construire une animation cohérente, il faut imaginer une structure dans laquelle vos jeux vont trouver leur place. On ne construit pas un grand jeu sur les olympiades rien qu’en juxtaposant des épreuves. Il faut un pourquoi et un comment, un début et un fin, et une mission…

Toutes les informations  que vous allez trouver dans la suite de cet article proviennent du musée des jeux Olympiques. La lecture du reste du texte vous renseignera sur la manière dont les jeux se déroulaient dans l’antiquité. J’espère que cela vous donnera l’inspiration pour créer votre grand jeu. Pour ma part la rédaction de cet article m’a aidé à imaginer le mien. Je l’ai intitulé la chasse au trésor des olympiades. Vous pouvez le télécharger et l’imprimer de chez vous. Comme vous allez vous en rendre compte à la lecture de ce texte, les grecs pensaient que seul celui qui exerce son corps pouvait enrichir son esprit, j’ai donc complété mon jeu olympiades avec des énigmes.

Les Olympiades

Les Jeux Olympiques tels que nous les connaissons aujourd’hui ont une longue histoire qui remonte à l’Antiquité.
Tout a commencé en Grèce, il y a plus de 3 000 ans.
Des concours sportifs étaient organisés à Olympie, donc on les a nommés jeux olympiques. On ne sait pas quand exactement ils ont débutés, mais on imagine que c’est en  776 av. J.-C.
Ces Jeux se déroulaient tous les quatre ans. Cette période de 4 ans est devenue un système de datation : on ne parlait pas en années mais en olympiades.

Les Jeux Panhelléniques

Les Jeux organisés à Olympie donnèrent naissance aux jeux Panhelléniques. Ces derniers englobaient :
– les Jeux d’Olympie (Jeux Olympiques)
– les Jeux de Delphes (Jeux Pythiques)
– les Jeux de l’Isthme (Jeux Isthmiques)
– les Jeux de Némée (Jeux Néméens)
C’était de grands rassemblements sportifs qui concernait tout le monde grec (pan = tout,hellène = grec). A l’époque la Grèce  n’était pas encore un pays,  les villes étaient indépendante et se faisaient souvent la guerre entre-elles.  Les colonies grecques : Italie, Afrique du Nord et Asie Mineure pouvaient aussi participer aux jeux. Beaucoup de monde donc se déplaçait en Grèce pour assister ou concourir aux jeux. Tous possédaient une culture et des croyances communes. Les 4 sites recevaient les sportifs à tour de rôle une fois l’an.

La trêve sacrée

À l’occasion des Jeux, une trêve était proclamée, on exigeait l’arrêt des combats pour que tout le monde puisse se déplacer sans prendre de risques. Le site d’Olympie était le plus important. Le site n’était pas une ville mais un sanctuaire avec des temples. En effet les jeux était organisés en l’honneur des dieux. Chacun des sites correspondait à un dieu
– Zeus, à Olympie et à Némée
– Apollon, le dieu de la lumière et de la raison, à Delphes
– Poséidon, le dieu de la mer et des chevaux, à l’Isthme
Les grecs pensaient que la victoire était offerte par les dieux.

L’entrainement des jeux

Pour l’entraînement et les compétitions, les sportifs étaient toujours nus afin de montrer l’harmonie entre leur corps et leur esprit. Ils pensaient que seul celui qui exerce son corps peut enrichir son esprit.
Bon à savoir mais évitez tout de même de déshabiller les enfants 🙂

Gymnase et palestre

Chaque ville disposait d’un gymnase et d’une palestre. On y dispensait l’éducation des jeunes garçons. Cet enseignement comprenait l’ éducation physique, musicale, les maths, la grammaire, la lecture.
Bon à savoir pour imaginer les épreuves de votre jeu…

Hygiène et soins corporels

A l’entrainement le sportif nu devait protéger sa peau. Il s’enduisait le corps d’huile d’olive et le saupoudrait ensuite de sable fin. L’huile et le sable servaient à régulariser la température du corps, à le protéger du soleil et des coups de bâtons que maître pouvait lui donner si les entrainements n’étaient pas faits comme il se doit !
Après l’entraînement, le sportif prenait son strigile, sorte d’objet recourbé, et raclait la sueur, l’huile et le sable de sa peau. Puis il se lavait à l’eau.

La participation aux Jeux

Les trois conditions pour participer :
Être un homme,
être d’origine grecque,
et être libre.

Les femmes, les esclaves et les étrangers étaient exclus. On ne peut pas parler de professionnels comme  aujourd’hui, mais uniquement les meilleurs athlètes étaient admis aux Jeux. Quatre semaines avant le commencement les postulants se rendaient à Elis, ville à coté d’Olympie, pour y retrouver tous les autres sportifs pour une sélection. Seule une petite partie était autorisé à aller à Olympie. Il leur fallait alors prêter serment.

Jeux Olympiques pour les femmes

Elles ne pouvait pas participer aux épreuves, et seules les femmes célibataires pouvaient être spectatrice. Mais on a retrouvé la trace d’épreuves de course à pied pour les filles (ouf… sinon vous n’aviez plus qu’à renvoyer les copines de classe de votre fils chez elle :-))
Bon a savoir : Une femme se distinguait parmi l’assistance. C’était la prêtresse de Déméter (déesse de l’agriculture
et de la fertilité). Elle prenait place sur un siège situé en face de la tribune des officiels

La tricherie et les amendes

Lorsque les sportifs trichaient, le juge utilisait le fouet. Pour des fautes plus graves, une amende était réclamée. Avec la somme on construisait des statues et on inscrivait les noms des tricheurs sur leur socle.

Déroulement des Jeux
Les jeux duraient cinq jours. Le programme des Jeux Olympiques ne comportait que des sports individuels. Les compétitions avaient lieu dans le stade et dans l’hippodrome.

Premier jour
Les athlètes ainsi que les juges prêtaient le serment de ne pas tricher.
Avaient lieu ensuite les concours pour les trompettistes et les hérauts.

Deuxième Jour
L’épreuve reine était la course des  chars tirés par quatre chevaux. Il y avait aussi une course de chevaux montés (facile à organiser avec des enfants). Les conducteurs de chars étaient appelés des auriges. Contrairement aux autres athlètes, ils n’étaient pas nus, mais portaient une longue tunique. Les vainqueurs n’étaient ni les jockeys, ni les auriges, mais les propriétaires des chevaux. C’est ainsi que Kyniska de Sparte, femme et propriétaire d’une écurie, put devenir championne olympique. L’honneur est sauf 🙂 !

Le pentathlon avaient lieu dans le stade pendant l’après-midi. Il comportait cinq épreuves : lancer du disque, saut en longueur, lancer du javelot, course et lutte.

Troisième jour
Ce jour était considéré comme le point culminant des Jeux. Il était réservé au grand sacrifice : cent bœufs étaient tués en l’honneur de Zeus et d’autres divinités. La viande était partagée.

Quatrième jour
Les courses à pied se déroulaient dans le stade.
Il existait différente courses comme aujourd’hui.
Il y avait aussi la course en armes, les athlètes étaient revêtus d’un casque et de jambières et portaient un bouclier.
L’après-midi était consacré au sports de combat : pugilat (boxe), lutte et pancrace. C’est par tirage au sort que les concurrents savaient avec qui ils allaient combattre.
Il n’existait pas de catégories de poids comme aujourd’hui. Pour mettre fin au combat, un des adversaires pouvait lever le doigt, scène représentée sur certains vases.
Le pugilat : les mains des pugilistes étaient protégées par de longues lanières de cuir, comme pour la boxe.
La lutte: les lutteurs combattaient debout, à mains nues. Celui qui touchait le sol à trois reprises au moins avait perdu.
Le pancrace : sorte de lutte qui autorisait tous les coups à part mordre, arracher les yeux et introduire les doigts dans le nez de l’adversaire. De toute façons ce n’est pas du tout une bonne idée oubliez tout ça 🙂

Cinquième et dernier jour
Les vainqueurs étaient à l’honneur. Dans le stade, ils étaient couverts de rubans et recevaient
des palmes. On leur remettait ensuite des couronnes d’olivier lors d’une cérémonie solennelle.
Enfin, les vainqueurs étaient conviés à un banquet.

Les récompenses des jeux olympiques

Trois récompenses : Les couronnes, les rubans, les palmes (Bonne idée pas trop chère pour votre grand jeu :-))
Aux Jeux Olympiques d’aujourd’hui, les trois premiers récupèrent une médaille d’or, d’argent ou de bronze.
Aux Jeux Panhelléniques, il n’y avait qu’un seul vainqueur et son prix était une couronne de feuillage.
Sur chacun des sites, les couronnes étaient fabriquées avec des feuillages différents :
– À Olympie, c’était une couronne d’olivier sauvage
– À Delphes, une couronne de laurier
– À l’Isthme, une couronne de pin
– À Némée, une couronne de céleri
En plus de sa couronne, l’athlète victorieux recevait un ruban de laine rouge, la taenia, comme sur la photo.

jeu olympique

Enfin, l’athlète tenait souvent une branche de palmier. Les Grecs de l’Antiquité pensaient que c’était les dieux qui décidaient d’accorder la victoire. Ils représentaient la victoire sous la forme d’un personnage appelé Niké, ce qui signifie « victoire » en grec. Servante ou messagère des dieux, Niké s’envolait dans les airs et apportait à l’heureux élu la récompense divine sous forme du ruban comme sur la photo.

La renommée
S’ils ne recevaient aucun argent, les vainqueurs  devenaient d’importants dignitaires, et de retour chez eux, ils pouvaient exercer des fonctions politiques. De retour chez lui le sportif vainqueur était reçu comme un héros et avait droit à de nombreux avantages pendant toute sa vie. Il avait le droit de faire ériger sa statue.Il pouvait aussi demander à un poète d’écrire des vers racontant ses exploits. Parce qu’ils étaient fiers de lui, ses concitoyens frappaient parfois des pièces de monnaie à son effigie pour ne pas l’oublier et le faire connaître dans tout le monde grec.

Olympie jusqu’à sa redécouverte au 19e siècle

Après l’interdiction de Théodose, les cultes païens furent petit à petit supprimés et les Jeux abandonnés. Une cité agricole s’étendit sur les ruines d’Olympie avec une église et de modestes entreprises artisanales. Cette cité fut abandonnée au 7e siècle après J.-C. et ses ruines furent ensevelies sous le sable et la terre.
Grâce aux écrits des historiens de l’Antiquité, la mémoire des Jeux et leur place dans le monde grec ne s’effacèrent pourtant pas complètement. On savait que ces Jeux avaient existé, sans connaître exactement leur emplacement.

Redécouverte du site au 19e siècle.
En 1776, le voyageur anglais Richard Chandler découvrit le site de l’antique Olympie.
Le site fut fouillé à grande échelle quelque cent ans plus tard par des archéologues allemands. Ces ruines sont aujourd’hui une source inestimable d’informations pour connaître la grandeur des Jeux Panhelléniques et l’importance d’Olympie.

J’espère avoir réussi à vous intéresser jusqu’au bout de ce long article. Il ne vous reste qu’à vous y mettre ou à télécharger mon petit jeu sur les olympiades si vous ne disposez pas suffisamment de temps.

 

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